dimanche 22 janvier 2012

Insolite?

Echanges en privé.
Comme je satisfais la curiosité d'un de mes correspondants concernant mon texte de vendredi,  il me pose la question suivante:
" Puisque nous en sommes à parler d'endroits insolites, qu'as tu fait de mieux (ou pire) qu'un train ?  " 

C'est le genre de question qui vous replonge dans les souvenirs plus ou moins enfouis, qui vous rappelle tel(le) ou tel(le) amant(e) et qui limite vous rend nostalgique.

Je suis somme toute très classique et l'insolite pour moi ne se cantonne pas au seul endroit mais comprends aussi l'environnement et l'état d'esprit dans lequel on se trouve au moment précis.

J'ai pratiqué le train de plusieurs façon.
J'ai pratiqué la voiture (devant, derrière et même dans le coffre (le charme des breaks)
J'ai pratiqué le J5 et la moto aussi ... 

Allez, je pose ici 5 vécus en confidences, le "train de banlieue" ne comptant plus.

1. Fôret domaniale de Crécy, départementale 231. 
On n'y compte plus les  J5 "spécialisés" en bord de route. 
Pour l'occasion, ACDS a emprunté un véhicule de l'entreprise, sans âge et sans confort, qui sert pour les chantiers. Qui plus est, il est rouge ! Une vraie poubelle mais pour transporter les meubles encombrants, c'est bien utile ! 
Comme souvent, la discussion gravite autour du sexe. D'envies en provocation, j'invite ACDS à prendre le premier chemin "libre" en bordure de la D231.

Il s'engage. Coupe le moteur et j'entame un va et vient entre ses cuisses. Nous oublions les voitures qui ralentissent. S'interrogent-ils de savoir s'il s'agit d'une nouvelle ?! J'ignore comment fonctionne les approches "automobilistes/J5".  L'excitation est telle que je réclame mon du, à quatre pattes sur la banquette.
ACDS ne se fait pas prier.

Quelques minutes plus tard, nous sommes dérangés. Sans avoir été pris en flag, inutile de faire un dessin.
Nous repartons satisfaits et repus !

2. Canicule de 2003. 
ACDS est venu me chercher en moto. Sécurité oblige, nous portons nos cuirs mais rien en dessous, si ce n'est la dentelle de mon soutien-gorge. Comme toujours aux heures de pointes, nous remontons les voitures en interfile.
La bécane souffre de la chaleur aussi et irradie, nos blousons s'entrouvrent.
Cela nécessite que je me "colle" à mon homme, mais la chaleur qui se dégage du moteur rend insupportable mon appui sur le réservoir.
Si ma main gauche reste sur ma cuisse, la droite s'est glissé dans le blouson d'ACDS. Sous mes doigts, son bas ventre, la boucle de sa ceinture et les boutons de son jean.
En tête, mes idées grivoises. Ei si j'osais ?
La boucle saute, les boutons aussi. 
ACDS se met à l'aise, reculant suffisamment pour laisser à ma main le loisir d'aller et venir entre lui et le réservoir. Le ralentissement terminé, je rhabillerai Secret au mieux, la déconcentration et la moto ne font pas bon ménage !

3. 11eme étage. Clichy.
Dans le couloir, la femme de ménage s'active. Il est 19h et comme toujours, le responsable comptable n'est pas encore parti.
ACDS vient d'arriver. Je referme la porte du bureau derrière lui. 
Comme toujours, je n'ai pas la clé et je pose donc le sac à dos contre la porte pour retarder une éventuelle ouverture intempestive. La femme ménage ne frappe jamais avant d'entrer !
Je me déshabille... C'était sans compter les envies de Secret. Le plus proche bureau est celui de mon collègue. Je lui avouerai bien plus tard ;)

4. Première sortie en club libertin. Paris
Premiers émois au féminin sous le regard affamé de nos hommes respectifs qui ne tardent pas à nous entreprendre. Caresses mêlées et mélange des corps sur l'autel de la luxure. Nous quittons nos hommes pour nous refaire une beauté dans le coin pour dames. La douche en verre est libre... Des serviettes sont à disposition. Nous n'avons pas besoin de nous concerter longtemps pour nous dévêtir.
Sous l'eau chaude, nous ne résistons pas à nous embrasser de nouveau, à nous caresser encore, à la vue d'autres belles parfois qui nous regarde avec envie.

5. Maison parentale. 2500 kilomètres nous séparent. Un mois s'est écoulé, il en reste encore autant.
Le téléphone se fait le confident de nos envies licencieuses.
Soudain résonne à mon oreille  un "Caresse toi ! Touche toi... je veux t'entendre jouir maintenant!" 
J'essaie de le raisonner. L'inutilité de la chose, l'endroit. Il n'en a cure.
C'est donc sur le tapis du salon que je me suis abandonnée sous ses directives, robe légère troussée sur les hanches, seins tendus à l'air, une main entre les cuisses, l'autre à mon oreille.

Et vous ? Partagerez vous une ou plusieurs indécences insolites ?

14 Soupirs et Confidences:

  1. la chambre des beaux parents au premier étage alors que la fête bat son plein en bas. et qu'un simple parquet sépare les deux...
    les champs et ces herbes qui piquent
    la plage et son sable ( un très très bon moment mais c'est dû à celui qui m'accompagnait et pas à la plage )
    un bâteau à quai mais aussi bâteau à la dérive :)
    Un TER de nuit ... et on a vu après qu'on voyait dans les portes bagages du dessus ( en plexiglas). personne ne s'est plaint.
    et surement d'autres ... mais comme toi, je ne cherche pas l'insolite mais plus la situation qui fait que le moment sera insolite
    bisous

    RépondreSupprimer
  2. Encore un billet d’une efficacité redoutable pour me plonger dans les jolis souvenirs qui ne manquent pas de souffler sur les braises couvant sous mon survet’ du dimanche…
    Ma première fois est le souvenir qui s’impose avec le plus de force. L’été de mes seize ans, en camp d’ado dans la Drôme. Sous une tente microscopique plantée à moins de deux mètres de la voisine. Il s’est faufilé comme un Sioux à travers le campement et a dû mettre trois minutes à ouvrir la fermeture-éclair de ma tente pour ne pas faire de bruit. Maladresse. Tel est le maître mot de ces quelques minutes qui figurent parmi les plus importantes de ma vie. Maladresse du jeune homme qui a mis plus de temps à enfiler son préservatif qu’à me faire l’amour. Maladresse de la jeune fille crispée jusqu’aux orteils qui ne se rapelle de cet instant que la sensation de brûlure vive suivie de quelques secondes de gigotements silencieux. Puis le vide absolu, avec la certitude que ma vie venait de basculer dans autre chose…
    Il y aurait bien sûr d’autres situations à conter. De ces petits événements de la vie qui paraissent délirants sur le moment mais que, finalement, nous avons tous vécu un jour ou l’autre. Peut-être un sujet pour un prochain billet…

    RépondreSupprimer
  3. Jamais fait l'amour ailleurs que dans un lit ou canapé et rien de vraiment folichon.
    Cela dit vos histoires valent leur pesant d'érotisme, merci à vous de les avoir partagées!

    RépondreSupprimer
  4. L'année passée avec ma maîtresse de l'époque. Septembre se termine et permet de passer de jolis moments à la plage. Après avoir profité de la journée, nous sommes allés se cacher dans des dunes. Nous avons quitté le petit sentier pour nous allonger sur nos serviettes. Allongés n'est pas exact, ma gourmande accompagnatrice ne jurait ce jour là que par la levrette. Pendant que je la pilonnais, mains sur les hanches nous avons entendu des branches craquer. Puis une voix très proche qui criait à quelqu'un "attends moi, je me suis perdu". Je me suis lové contre elle, la forçant à s'allonger. Nous avons attendu 5 mn et nous avons repris notre ébat. Nous ont-ils vu? Peut être, ne le saurons jamais..
    RCL

    RépondreSupprimer
  5. Outre les classiques : voiture, chambre juste à côté de celle des beaux-parents quand j'étais ado, bureau d'un amant ( dans un aérodrome ), les clubs libertins, etc...
    Je suis assez fière de l'originalité de cette loge " libertine " de l'Opéra Garnier à paris ;)

    RépondreSupprimer
  6. La voiture (petite, très petite), le train, dans la mer, dans les douches communes d'un camping, sur l'herbe d'un jardin en plein été... des classiques mais de bons souvenirs !

    L'aérodrome ;)

    Et aussi les lits empruntés à d'autres, parents, beaux-parents, voisine, amis.

    Un peu moins classique, mais glauque : dans le couloir des caves du bâtiment...

    RépondreSupprimer
  7. Dans le TGV mis à quai en avance aux Sables d'Olonnes (TGV qui avait la particularité d'être tracté par une loco diesel jusqu'à Nantes pour retrouver son fil électrique, et ce pour faire plaisir à un célèbre baron politique de la région qui ne voulait pas que lui et ses administrés aient à changer de train pour aller à la capitale:-)
    Deux jeunes mariés seuls dans le wagon, forcément... C'est l'été, on a le temps, et ma douce a si chaud qu'elle se met cul nu pour que je puisse mieux la caresser. Les premiers voyageurs arrivent et nous prennent de cours... Un enfant passe sans rien remarquer, par contre sa jeune maman marque un temps d'arrêt et sourit à la vue de la veste inappropriée pour la saison qui dissimule comme elle peut la nudité ma douce (ainsi que mes mains :-)

    RépondreSupprimer
  8. Lagos , NIGERIA , sur le balcon d'un grand hôtel au 17éme étage par une soirée ( naturellement tropicale...)
    Une levrette commencée , jusqu'au moment ou nous aperçumes le voisin qui observait avec intérêt ....
    Retour stratégique, en marche arriére ! dans la chambre sans perdre le contact, toujours emboités !
    Et comme le lit tapait sur le mur mitoyen ... on a eu droit à des coups réprobateurs, sur le mur , du dit voisin qui était géné par ce rythme indécent ( pour lui ) ...
    C'était un Saoudien ... frustré , sans doute ...

    RépondreSupprimer
  9. Ce ne sont pas les lieux qui furent pour le moins insolites ... Mais les frissons que mon amant m'a procuré ... Pourtant il y eu une porte cochère dans une ruelle sous la pluie, une salle de cinéma privée,une piscine éclairée en pleine nuit, des voitures ou les warning ont clignoté au moment de la jouissance( un grand moment), le poteau d'un grille de jardin sous les reverbère a la tombée de la nuit, une clairière et si vous saviez comme notre liste est encore looooongue .....

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour à tous,
    dans un gymnase vidé de tous les spectateurs, comme elle l'avait déjà fait dans le rond centrale qui sert d'engagement au basketball , je l'ai dirigé "comme j'étais gymnaste" vers les barres parallèle , nous avons fait une très jolie chorégraphie , je crois même que nous avons créé un mouvement unique dans le monde strict et difficile de la gymnastique artistique... Lol
    Mitch

    RépondreSupprimer
  11. Tres sympa ce post, ca permet de se rememorer de bons souvenirs
    Pour ma part, rien de bien fantastique:
    -face a Manhattan tout rideau ouvert
    -a l'arriere d'une limousine
    -dans un sauna
    -au restaurant

    RépondreSupprimer
  12. Réponse groupée !!!

    Merci à tous d'avoir joué le jeu... Il est des "insolites" qui me font.... Hmmmmmm.... d'envie !
    (inutile de faire un dessin ;))

    Que celles et ceux qui ne jurent que par le Lit, s'inspirent ici d'un peu d'évasion !!!
    Cela semble être pour tous de biens agréables souvenirs ou presque !

    Goormand... Bâtiment de ? (je veux TOUT savoir ;))

    RépondreSupprimer
  13. Si ce n'est pas trop tard pour ajouter une petite contribution... L'été en visite à Bruges, le long des canaux, rues piétonnes envahies de touristes, dans le renfoncement d'un porche médiéval, au milieu de la foule, sous ma jupe légère, longue et flottante. C'est un de mes souvenirs les plus explosifs. Je découvre votre blog. Chapeau!

    RépondreSupprimer
  14. Bienvenue Marieh2o,
    et merci pour ces confidences exquises !!!
    Je constate au travers des témoignages qu'il y a vraiment de l'insolite dans la vie et c'est tant mieux !!!
    Au plaisir

    RépondreSupprimer

A vos mots